Communication & Influence
1er avril 2016 – Influentia, influenceurs et influencés…
Communication & Influence avait consacré son n°65 de mai 2015 à Influentia, une somme imposante consacrée à l’influence réalisée sous la direction de Ludovic François et Romain Zerbib, qui rassemblait nombre de contributions d’experts français et internationaux en la matière. Les éditions Lavauzelle (www.lavauzelle.com) viennent de procéder à une réédition de l’ouvrage, réédition revue et augmentée de nouvelles contributions. D’emblée, Ludovic François et Romain Zerbib annoncent clairement les objectifs. Il s’agit d’éclairer les lecteurs « sur les armes, méthodes et outils qu’emploient les nations, les firmes et les organisations pour orienter les marchés et façonner l’opinion. Comment orientent-elles les comportements des élus, des citoyens et des consommateurs ? Comment imposent-elles des idées et des convictions ? Au-delà des questions techniques, l’ouvrage s’intéresse également aux problématiques éthiques que soulève l’omniprésence des professionnels de l’influence dans notre société ultra médiatisée. » Lire la suite
N° 69 – Janvier 2016 : Nos armées au défi de l’influence : hard et soft power sont intimement liés, le décryptage du Général Vincent Desportes
« L’influence n’existe que si elle est basée sur de solides réalités, économiques et militaires en particulier. Le monde est, et restera, un espace d’affrontement armé des volontés. » Tel est le constat dressé par le général (r) Vincent Desportes, qui vient de publier La dernière bataille de France (Le Débat/Gallimard). De fait, en matière de défense, sécurité et relations internationales, puissance et influence sont intimement liées.
Dans l’entretien qu’il a accordé à Bruno Racouchot, directeur de Comes Communication, le général Desportes montre aussi que c’est dans les débats d’idées que se joue aujourd’hui l’avenir de notre puissance. En janvier 2013, il rappelait déjà dans nos colonnes (C&Inf n°40) à quel point l’influence s’imposait comme une arme redoutable, que les armées devaient s’approprier et maîtriser. Une orientation confirmée tout récemment par le Chef d’Etat-Major des Armées, le général Pierre de Villiers, pour qui l’influence constitue désormais un nouveau champ d’action. Un retour au réalisme dont on ne peut que se réjouir pour nos armées et notre pays.
21 décembre 2015 – Attentats, gestion de crise, influence du mainstream et déni de réalité
Xavier Guilhou est indéniablement depuis plus de trente ans l’un des meilleurs spécialistes français en matière de prévention des risques, gestion des crises et aide à la décision stratégique. Dotée d’une solide expérience civile et militaire, il a accompagné de près et sur le terrain les plus grandes catastrophes mondiales, catastrophes naturelles comme l’ouragan Katrina, crises sanitaires ou encore crises financières majeures. Spécialisée dans l’Intelligence territoriale, Comprendre & Entreprendre, la Lettre de l’EM Normandie, a eu la bonne idée de l’interroger au lendemain des attentats du 13 novembre à Paris. Au-delà des aspects techniques de la lutte contre le terrorisme, Xavier Guilhou explique comment, par aveuglement le plus souvent, nous nous retrouvons paralysés mentalement. Subjugués par la force des idées en vogue – du mainstream – nos élites dirigeantes font un déni de réalité. Ne pouvant et/ou ne voulant admettre le réel, elles se condamnent à l’impuissance. Les terroristes gagnent ainsi sur tous les tableaux : ils usent brutalement du hard power sachant dans le même temps que nous sommes mentalement prisonniers de nos propres schémas mentaux de représentation du monde, autrement dit sous influence… Lire la suite
Communication & Influence – n° 68 – décembre 2015 – La communication d’influence et l’entreprise : le décryptage en vidéo de Bruno Racouchot
Expliquer en 11 minutes ce qu’est la communication d’influence, quelles sont ses cibles, sa logique, les retours sur investissement que l’on peut en attendre, tel est l’objet de la vidéo que vous allez découvrir. En effet, Jérôme Bondu, président du club IES (Intelligence économique et stratégique) et directeur de la société Inter-Ligere, m’a très courtoisement invité à m’exprimer sur ce sujet dans le cadre de son émission ActuEntreprise.
10 novembre 2015 – Six propositions du CRSI sur la légitime défense
L’entretien récemment accordé par l’avocat pénaliste Thibault de Montbrial à Communication & Influence (n°67, octobre 2015), a visiblement été bien reçu par notre lectorat. Afin de poursuivre sur cette lancée, il est utile de citer ici les six mesures proposées le 3 novembre dernier par Thibault de Montbrial en tant que président du CRSI, le Centre français de réflexion sur la sécurité intérieure, mesures visant à adapter le droit de la légitime défense aux réalités d’aujourd’hui. Au-delà de leur aspect technique et concret, on verra qu’il s’agit aussi pour leur auteur de faire sauter des blocages mentaux. C’est là que l’aspect influence prend sa pleine dimension. Car les terroristes et autres adeptes de l’ultra-violence sont d’abord forts de nos multiples inhibitions mentales. Que propose donc Thibault de Montbrial ? Lire la suite
5 novembre 2015 – Mémento d’influence pour le chef d’entreprise
Pointe de diamant de l’intelligence économique, comme l’avait définie Eric Delbecque, (Communication & Influence, n° 28, décembre 2011), l’influence est bien connue des militaires. L’un d’entre eux, un aviateur, le colonel Bruno Mignot, vient de publier un Mémento de stratégie d’influence à usage du dirigeant d’entreprise (L’Harmattan, septembre 2015, 177 p., 20 €) simple, efficace, clair et concis. Son objectif ? Mettre à disposition des dirigeants et managers les ressources offertes par l’influence dans la conduite de leurs affaires, grâce à une méthodologie rigoureuse – au demeurant assez aisée à mettre en œuvre – dérivée des cadres de raisonnement et d’action militaires. Lire la suite
N° 67 – Octobre 2015 – Le sursaut ou le chaos : Thibault de Montbrial décrypte le terrorisme, entre droit, sécurité et jeux d’influence
Avocat pénaliste au barreau de Paris, fin connaisseur des questions de renseignement et de terrorisme, fondateur du Centre de réflexion sur la sécurité intérieure, Thibault de Montbrial a publié en juin dernier Le sursaut ou le chaos (Plon). Refusant la langue de bois, il prône un durcissement des dispositifs, notamment juridiques, contre les djihadistes français.
Dans l’entretien qu’il a accordé à Bruno Racouchot, directeur de Comes Communication, Thibault de Montbrial précise très clairement : « Pour gagner cette guerre, il nous faut avant tout regarder la réalité en face, nommer les choses clairement, et susciter un projet collectif articulé clairement autour de valeurs. La lutte contre le terrorisme n’est pas qu’une affaire de technique, de droit et de renseignement. La dimension influence – entendons mentale, psychologique, philosophique – est essentielle puisque c’est sur le vide de nos sociétés que prospère le terrorisme islamiste. »
28 juin 2015 – Territoires, mondialisation et cybersiècle
L’idéologie paralyse la réflexion stratégique : tel est le constat dressé par l’équipe de la revue France Horizon qui publie son premier numéro. « Le déni de réalité comme le déclinisme, frères ennemis, épuisent notre pays. Diagnostiquer lucidement, forces comme faiblesses, évaluer sans passion, opportunités comme menaces, puis agir avec résolution, en croyant en nos capacités mais sans arrogance, voilà qui paraît un défi d’une envergure à ce jour inégalable dans notre pays, trop enclin à encourager « l’idéologisme » et le « spectacle de la peur » », constate Eric Delbecque dans son éditorial. Refusant tout présupposé d’ordre idéologique, France Horizon traite « d’intelligence économique, de compétitivité et de sécurité économique (donc d’intelligence économique), mais en s’aventurant assez loin sur tous les sujets et en utilisant toutes les perspectives disponibles dans les sciences humaines. Ceci afin de donner le maximum de profondeur aux thèmes traités par notre association. C’est résolument l’angle d’un think tank que nous adoptons. » Lire la suite
18 février 2015 – Patriotisme économique et libéralisme, puissance et influence
Le patriotisme économique, avenir du libéralisme ? Tel est le thème central abordé dans le n°4 de la revue Défis, de l’INHESJ (Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice), sorti en ce début d’année 2015. Le patriotisme économique ne se borne pas à une question de normes et de règles, s’inscrivant dans un cadre purement protectionniste. Il se pense aussi – et surtout – sur un mode offensif. Il implique de combiner harmonieusement les ressources de la puissance et de l’influence. Et l’enjeu est d’importance. Comme le souligne Eric Delbecque, directeur de la rédaction de Défis, « il ne s’agit pas simplement de savoir si le capitalisme financier, le libre-échange et le dynamisme des pays émergents s’avèrent compatibles avec la survie industrielle des nations européennes et leur cohésion sociale. Il importe encore de déterminer si nous pouvons préserver des secteurs stratégiques (c’est-à-dire assurer le respect d’exigences de souveraineté) et donner corps à une doctrine de sécurité économique encore à préciser. » Les facteurs immatériels – au premier rang desquels l’influence – jouent ainsi un rôle capital dans ces affrontements d’un nouveau genre. Lire la suite
28 janvier 2015 – Erreurs de représentation et pilotage des crises : pour Xavier Guilhou, l’inconcevable n’est jamais impensable
Notre billet du 12 janvier dernier, Tuerie Charlie : violence et influence, action et communication, où nous présentions les travaux de deux experts du renseignement (Eric Denécé et Xavier Guilhou), a bien été repris et commenté. Dans la même veine, il semble utile de présenter ici une autre analyse de Xavier Guilhou portant sur les erreurs mentales de représentation qui influent négativement le plus souvent sur le pilotage des crises. Cette approche qui s’intitule L’inconcevable n’est jamais impensable constitue le dernier chapitre d’un ouvrage collectif sorti tout récemment*. Premier mérite de Xavier Guilhou : sa lucidité et son refus de céder aux sirènes du fétichisme technologique : « La majorité des crises que nous avons à appréhender depuis quelques décennies sont ancrées dans nos modes de pensée, d’organisation et de pilotage des évènements. Nous nous berçons souvent d’illusions ou de prétentions prométhéennes en nous confortant dans le constat que nos prouesses scientifiques et technologiques permettent de réduire les occurrences de risques et de limiter les potentiels d’erreurs dues aux modes de représentation et aux facteurs humains. » Lire la suite
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