Intelligence économique

 

28 juin 2015 – Territoires, mondialisation et cybersiècle

L’idéologie paralyse la réflexion stratégique : tel est le constat dressé par l’équipe de la revue France Horizon qui publie son premier numéro. « Le déni de réalité comme le déclinisme, frères ennemis, épuisent notre pays. Diagnostiquer lucidement, forces comme faiblesses, évaluer sans passion, opportunités comme menaces, puis agir avec résolution, en croyant en nos capacités mais sans arrogance, voilà qui paraît un défi d’une envergure à ce jour inégalable dans notre pays, trop enclin à encourager « l’idéologisme » et le « spectacle de la peur »", constate Eric Delbecque dans son éditorial. Refusant tout présupposé d’ordre idéologique, France Horizon traite « d’intelligence économique, de compétitivité et de sécurité économique (donc d’intelligence économique), mais en s’aventurant assez loin sur tous les sujets et en utilisant toutes les perspectives disponibles dans les sciences humaines. Ceci afin de donner le maximum de profondeur aux thèmes traités par notre association. C’est résolument l’angle d’un think tank que nous adoptons. »  Lire la suite

 

18 février 2015 – Patriotisme économique et libéralisme, puissance et influence

Le patriotisme économique, avenir du libéralisme ? Tel est le thème central abordé dans le n°4 de la  revue Défis, de l’INHESJ (Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice), sorti en ce début d’année 2015. Le patriotisme économique ne se borne pas à une question de normes et de règles, s’inscrivant dans un cadre purement protectionniste. Il se pense aussi – et surtout – sur un mode offensif. Il implique de combiner harmonieusement les ressources de la puissance et de l’influence. Et l’enjeu est d’importance. Comme le souligne Eric Delbecque, directeur de la rédaction de Défis, « il ne s’agit pas simplement de savoir si le capitalisme financier, le libre-échange et le dynamisme des pays émergents s’avèrent compatibles avec la survie industrielle des nations européennes et leur cohésion sociale. Il importe encore de déterminer si nous pouvons préserver des secteurs stratégiques (c’est-à-dire assurer le respect d’exigences de souveraineté) et donner corps à une doctrine de sécurité économique encore à préciser. » Les facteurs immatériels – au premier rang desquels l’influence – jouent ainsi un rôle capital dans ces affrontements d’un nouveau genre. Lire la suite

 

21 janvier 2015 – Influence, formation et marchés à l’international : l’exemple de Mars Analogies

« La formation, c’est de l’influence et l’influence, c’est du business » : c’est sur cette formule lapidaire que le journaliste Ali Laïdi, spécialiste en intelligence économique, a ouvert l’une de ses toutes récentes émissions consacrées aux dessous de la guerre économique et de l’hyper concurrence sur la chaine de télévision France 24. Une émission plus particulièrement consacrée au délicat marché des ventes d’armes, qui s’ouvrait sur ce constat : « dans le secteur très compétitif de l’industrie de défense, il ne suffit pas d’avoir les meilleures armes pour gagner des marchés. La formation représente aussi un atout de poids pour influencer son business ». Invité sur le plateau d’Ali Laïdi, Frédéric Jouhaud, vice-président de Mars Analogies, a ainsi mis en relief la façon dont une bonne articulation entre action commerciale, formation, communication et influence dans le monde du business, permet de mettre toutes les chances de son côté en vue d’emporter la décision et de fidéliser la clientèle. Lire la suite

 

17 décembre 2014 – La guerre économique est bel et bien là

« La paix est un souhait, la guerre est un fait ». C’est par un éditorial choc que Pascal Gauchon, rédacteur en chef de Conflits, revue de géopolitique aussi audacieuse que sérieuse – www.revueconflits.com – ouvre le dossier de la guerre économique. Normalien, directeur de la collection Major destinée aux grandes écoles (PUF, Presses universitaires de France), cofondateur du Festival de géopolitique de Grenoble, Pascal Gauchon a regroupé de multiples contributions pour ce numéro hors-série qui ne pratique pas la langue de bois. Christian Harbulot, directeur de l’Ecole de guerre économique et l’un des pionniers de l’intelligence économique, explique ainsi clairement que pour avoir un devenir, encore nous faut-il réapprendre à penser en termes de puissance. La guerre économique est à ses yeux « l’expression extrême des rapports de force non militaires. Si l’on essaie de hiérarchiser les rapports de force, les deux qui me paraissent les plus importants dans l’histoire de l’humanité tiennent à la guerre et à l’économie. Cela ne veut pas dire qu’il n’en existe pas d’autres – culturels, religieux, diplomatiques… Mais ce sont ces deux formes de guerre qui comptent le plus si l’on regarde l’histoire longue, les autres passent au second plan, sont moins lourdes. » Lire la suite

 

24 juin 2014 – Stratégie, puissance et influence : les clés de la renaissance française

« Peut-être avons-nous jeté un peu vite aux oubliettes de l’Histoire cet acharnement du général de Gaulle à préserver la France des influences extérieures qui pouvaient avoir une incidence négative sur sa destinée. » Ce constat est dressé par Christian Harbulot, l’un des meilleurs spécialistes français de l’intelligence économique, dans son tout dernier ouvrage, Sabordage – Comment la France détruit sa puissance (Editions François Bourin, avril 2014, 140 p., 14 €). Il amène bien évidemment à une réflexion de fond sur la capacité qui est la nôtre aujourd’hui à poursuivre notre histoire. Avons-nous seulement la volonté de vivre ? Avons-nous seulement le courage de regarder le monde de façon lucide ? Il est permis d’en douter. Pour résister aux influences extérieures néfastes, il faudrait encore faire preuve d’un certain pragmatisme, se traduisant dans les faits par l’affirmation tranquille d’une volonté de puissance. Pour le fondateur de l’Ecole de guerre économique, il est des règles immuables. Même « au XXIe siècle, la survie d’un peuple reste toujours conditionnée par la capacité d’un Etat à résister aux menaces extérieures et intérieures. Tourner le dos à la puissance, c’est prendre tout simplement le risque d’être soumis au diktat d’une puissance étrangère ou de sombrer dans le chaos en cas de désintégration de la société civile. »  Il est clair que notre pays ne peut faire l’économie d’une réflexion sur son devenir stratégique, et qu’il ne pourra exercer d’influence s’il ne recouvre pas au préalable sa puissance. Son existence même en dépend. Il s’agit là d’un choix vital, au sens premier du terme. Lire la suite

 

N°46 – Juillet 2013 – Ce que l’affaire Snowden révèle de la guerre économique : le décryptage de Bernard Carayon

La montée en puissance de l’affaire Snowden début juillet n’aura surpris que ceux qui s’évertuent à nier la réalité des jeux de pouvoir à l’échelle planétaire. Oui, les Etats-Unis ont mis la planète sur écoute. Oui, ils surveillent leurs alliés, l’Europe au premier chef. Oui, leurs pôles d’intérêt dépassent de loin la guerre contre la drogue ou le terrorisme. Oui, ils se servent de leur puissance pour vaincre dans une guerre économique où tous les coups sont permis, pour faire gagner leurs entreprises. Mais cela n’est pas nouveau. Par angélisme ou par faiblesse, nous préférons ignorer ces réalités, résultat d’une combinaison subtile entre hard et soft power. Lire la suite

 

3 juin 2013 – Claude Revel, nouvelle D2IE : une bonne nouvelle pour l’influence

Le 29 mai, Claude Revel a été nommée en Conseil des Ministres Déléguée interministérielle à l’intelligence économique. Elle remplace ainsi Olivier Buquen et se verra rattachée directement au Premier ministre. Ceux qui s’intéressent aux stratégies d’influence savent que Claude Revel a à cœur d’étudier plus particulièrement ce segment trop peu connu de l’intelligence économique. A l’occasion de la sortie de son dernier livre, La France : un pays sous influences ? (Vuibert, 2012), elle avait eu la courtoisie de m’accorder un long entretien pour notre Lettre mensuelle Communication & Influence (n° 34, juin 2012). Elle plaidait alors en faveur d’un recours sans équivoque aux stratégies d’influence, qui privilégient la force des idées, la richesse des contenus et la réhabilitation de la pensée stratégique. En conclusion de l’entretien, elle soulignait : « A rebours des Anglo-saxons, les Français ont trop souvent le défaut d’établir une rupture entre la réflexion et l’action. Inversons la tendance. Cohérence, lucidité, volonté sont autant de vertus qui permettront à l’influence de trouver ses lettres de noblesse, de redonner un nouveau souffle à la réflexion stratégique et de s’imposer comme une arme-clé face aux défis à venir. » Lire la suite

 

N° 36 – Septembre 2012 – Stratégie d’entreprise et communication d’influence

S’instruire pour vaincre s’impose comme un leitmotiv dans la guerre économique. Il faut donc saluer l’initiative des Presses universitaires de France de proposer en cette rentrée universitaire un Manuel d’intelligence économique. Christian Harbulot, en charge de la direction de l’ouvrage, a aimablement proposé à Bruno Racouchot, directeur de Comes communication, de rédiger le chapitre intitulé « De la stratégie d’influence à la communication d’influence ». La préoccupation de ce dernier a donc été d’offrir une synthèse opérationnelle, répondant aux questions qui lui sont posées comme chef d’entreprise, jour après jour depuis 1999, année de création de Comes : De quoi parle-t-on quand on parle d’influence ? En quoi l’influence se distingue-t-elle du lobbying ? Quelle est sa place dans le smart power ? A qui s’adresse-t-elle ? Comment faire en pratique pour engager une communication d’influence ? En direction de quelles cibles ? Pour quels retours sur investissements ?…

Un fil d’Ariane à suivre pour découvrir bien des aspects méconnus de l’intelligence économique et des nouvelles stratégies de puissance !

Cités dans ce numéro : Éric Delbecque, Héraclite d’Ephèse, Michel Foucault, Ludovic François, Christian Harbulot, Jean-Marc Huissoud,  François-Bernard Huyghe, Alain Juillet, François Masai, Frédéric Munier, Platon, Pléthon, Ernest Renan, Dominique Reymond, Xénophon.

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N° 34 – Juin 2012 – Influence, lobbying, public diplomacy… la France face aux armes du smart power : le décryptage de Claude Revel

Les jeux d’influence sur la scène internationale ont redistribué les cartes de la puissance. Le smart power, ce pouvoir de l’intelligence cher au président Obama, permet de remporter bien des victoires, en douceur mais avec de réelles conséquences. Notre pays a-t-il su prendre la mesure de cette mutation ? Quels sont nos atouts et nos faiblesses dans cette nouvelle forme d’affrontement à l’échelle planétaire ?

Enarque, spécialiste reconnue de l’intelligence économique, Claude Revel s’interroge. Son dernier livre, La France, un pays sous influences ? (Vuibert, juin 2012) dresse un état des lieux sévère mais non sans espoir. Dans l’entretien qu’elle a accordé à Bruno Racouchot, directeur de Comes Communication, Claude Revel plaide pour un recours aux stratégies d’influence, qui privilégient la force des idées, la richesse des contenus et la réhabilitation de la pensée stratégique.

Cités dans ce numéro : Pierre Buhler, Dwight Eisenhower, Lénine, Nicolas Machiavel, Claude Revel.

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N° 32 – Avril 2012 – Puissances, marchés, territoires : le triptyque de la guerre économique décrypté par Christian Harbulot

Fondateur de l’Ecole de guerre économique, Christian Harbulot a dirigé le Manuel d’intelligence économique sorti ce mois d’avril aux PUF (collection Major). Plus de trente spécialistes l’ont accompagné dans cette entreprise tout à la fois universitaire et pratique, qui aborde toutes les facettes de l’IE (intelligence économique), dont bien sûr l’influence.

Dans l’entretien qu’il a accordé à Bruno Racouchot, directeur de Comes communication (et auteur du chapitre De la stratégie d’influence à la communication d’influence du Manuel d’intelligence économique), Christian Harbulot le dit clairement : « L’influence, c’est la grande stratégie d’aujourd’hui et de demain ».

Cités dans ce numéro : Fernand Braudel, Edith Cresson, Eric Delbecque, Général Pichot Duclos, Christian Harbulot, Alain Juillet, Henri Martre, Joseph Nye, Vladimir Poutine, Roger Wybot.

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