Christian Harbulot

 

9 juin 2015 – Les rouages de la guerre de l’information : la France face à Daech

La France peut-elle vaincre Daech sur le terrain de la guerre de l’information ? Tel est le questionnement ouvert sans tabous par Christian Harbulot, directeur de l’Ecole de Guerre Economique, et ses équipes dans un récent rapport d’alerte. Au-delà du choc des images de mise à mort en direct, il y a une logique froide, puissante et cohérente mise en œuvre, qui se rapporte à la nature même de la guerre de l’information. Pour Christian Harbulot et ses chercheurs, celle-ci se définit : 1/ par le contenant de nature technologique. Les attaques passent par les systèmes d’information (piratage, virus, paralysie ou destruction des communications) ; 2/ par le contenu qui recouvre les opérations de propagande et de contre propagande, les techniques de pression psychologique, les méthodes de désinformation, la manipulation par la production de connaissances de nature institutionnelle, académique, médiatique, sociétale (fondations, ONG). En ce sens, soulignent-ils, « la guerre de l’information bouleverse les lois de la guerre traditionnelle : pas de déclaration de guerre ; avantage décisif pour l’attaquant ; pas de traité de paix ; pas de fin temporelle ; pas d’agresseur identifiable avec certitude. » Il est donc grand temps de sortir de notre léthargie et de notre angélisme pour regarder enfin les réalités en face.  Lire la suite

 

17 décembre 2014 – La guerre économique est bel et bien là

« La paix est un souhait, la guerre est un fait ». C’est par un éditorial choc que Pascal Gauchon, rédacteur en chef de Conflits, revue de géopolitique aussi audacieuse que sérieuse – www.revueconflits.com – ouvre le dossier de la guerre économique. Normalien, directeur de la collection Major destinée aux grandes écoles (PUF, Presses universitaires de France), cofondateur du Festival de géopolitique de Grenoble, Pascal Gauchon a regroupé de multiples contributions pour ce numéro hors-série qui ne pratique pas la langue de bois. Christian Harbulot, directeur de l’Ecole de guerre économique et l’un des pionniers de l’intelligence économique, explique ainsi clairement que pour avoir un devenir, encore nous faut-il réapprendre à penser en termes de puissance. La guerre économique est à ses yeux « l’expression extrême des rapports de force non militaires. Si l’on essaie de hiérarchiser les rapports de force, les deux qui me paraissent les plus importants dans l’histoire de l’humanité tiennent à la guerre et à l’économie. Cela ne veut pas dire qu’il n’en existe pas d’autres – culturels, religieux, diplomatiques… Mais ce sont ces deux formes de guerre qui comptent le plus si l’on regarde l’histoire longue, les autres passent au second plan, sont moins lourdes. » Lire la suite

 

24 juin 2014 – Stratégie, puissance et influence : les clés de la renaissance française

« Peut-être avons-nous jeté un peu vite aux oubliettes de l’Histoire cet acharnement du général de Gaulle à préserver la France des influences extérieures qui pouvaient avoir une incidence négative sur sa destinée. » Ce constat est dressé par Christian Harbulot, l’un des meilleurs spécialistes français de l’intelligence économique, dans son tout dernier ouvrage, Sabordage – Comment la France détruit sa puissance (Editions François Bourin, avril 2014, 140 p., 14 €). Il amène bien évidemment à une réflexion de fond sur la capacité qui est la nôtre aujourd’hui à poursuivre notre histoire. Avons-nous seulement la volonté de vivre ? Avons-nous seulement le courage de regarder le monde de façon lucide ? Il est permis d’en douter. Pour résister aux influences extérieures néfastes, il faudrait encore faire preuve d’un certain pragmatisme, se traduisant dans les faits par l’affirmation tranquille d’une volonté de puissance. Pour le fondateur de l’Ecole de guerre économique, il est des règles immuables. Même « au XXIe siècle, la survie d’un peuple reste toujours conditionnée par la capacité d’un Etat à résister aux menaces extérieures et intérieures. Tourner le dos à la puissance, c’est prendre tout simplement le risque d’être soumis au diktat d’une puissance étrangère ou de sombrer dans le chaos en cas de désintégration de la société civile. »  Il est clair que notre pays ne peut faire l’économie d’une réflexion sur son devenir stratégique, et qu’il ne pourra exercer d’influence s’il ne recouvre pas au préalable sa puissance. Son existence même en dépend. Il s’agit là d’un choix vital, au sens premier du terme. Lire la suite

 

9 décembre 2013 – « La communication, dimension oubliée de l’intelligence économique », prix IEC 2013

Les professeurs d’université Nicolas Moinet (Poitiers) et Thierry Libaert (Louvain) viennent de se voir décerner le Prix 2013 de l’Intelligence économique et compétitivité (IEC), pour La communication, dimension oubliée de l’intelligence économique. Publié par la revue Communication & organisation sous l’égide des Presses universitaires de Bordeaux, ce dossier rassemble les analyses de nombreux experts, universitaires et praticiens de l’intelligence économique et de la communication, et souligne très justement les nécessaires interactions et synergies entre ces deux disciplines. Les lecteurs de Communication & Influence étaient au courant de cette parution dès l’origine, puisque le n° 45 (juin 2013) avait non seulement présenté la revue, mais encore publié l’article que nous y avions signé, Alain Juillet et moi-même : L’influence, le noble art de l’intelligence économique (p. 161-173). Lire la suite

 

N°46 – Juillet 2013 – Ce que l’affaire Snowden révèle de la guerre économique : le décryptage de Bernard Carayon

La montée en puissance de l’affaire Snowden début juillet n’aura surpris que ceux qui s’évertuent à nier la réalité des jeux de pouvoir à l’échelle planétaire. Oui, les Etats-Unis ont mis la planète sur écoute. Oui, ils surveillent leurs alliés, l’Europe au premier chef. Oui, leurs pôles d’intérêt dépassent de loin la guerre contre la drogue ou le terrorisme. Oui, ils se servent de leur puissance pour vaincre dans une guerre économique où tous les coups sont permis, pour faire gagner leurs entreprises. Mais cela n’est pas nouveau. Par angélisme ou par faiblesse, nous préférons ignorer ces réalités, résultat d’une combinaison subtile entre hard et soft power. Lire la suite

 

N°45 – Juin 2013 – L’influence, le noble art de l’intelligence économique

La revue Communication & Organisation (Presses universitaires de Bordeaux) consacre son 42ème numéro au thème : « La communication, dimension oubliée de l’intelligence économique ». Alain Juillet, ancien Haut responsable à l’intelligence économique, et Bruno Racouchot, directeur de Comes Communication et de Communication & Influence, y cosignent un article portant sur le rôle-clé de l’influence. Car l’’intelligence économique et la communication sont deux univers qui, en France, se connaissent mal. Un constat d’’autant plus paradoxal qu’’à l’origine, la competitive intelligence a pour objet non seulement la recherche et la sécurisation de l’’information, mais aussi sa diffusion en interne et en externe, auprès de cibles dûment identifiées. Lire la suite

 

N° 41 – Février 2013 – Guerre économique, temps durs et idées molles

Notre pays, qui dispose pourtant d’un fantastique potentiel en matière d’innovation et de créativité, se trouve aujourd’hui littéralement paralysé par la pensée convenue, qui inhibe au quotidien les raisonnements et les comportements. De fait, si nos entreprises veulent reprendre la main dans la guerre économique, elles doivent d’abord commencer par penser et agir autrement. Quand les temps sont durs, il faut en finir avec les idées molles. D’où le recours à l’influence.

Alain Juillet, ancien Haut Responsable à l’Intelligence économique auprès du Premier ministre, et Bruno Racouchot, directeur de Comes Communication, ont ainsi proposé à Ludovic François, professeur à HEC et directeur de la Revue internationale d’intelligence économique, une réflexion de fond portant sur les stratégies d’influence face à la pensée convenue. Elle montre en quoi l’influence constitue, pour les Etats comme pour les entreprises, une arme de choix dans la guerre économique.

Bruno Racouchot, Directeur de Communication & Influence

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N° 38 – Novembre 2012 – Stratégie et influence : vers un retour aux fondamentaux ?

Les mentalités seraient-elles en train de changer ? Le réalisme reviendrait-il au goût du jour ? En tout cas, en France, l’influence semble enfin trouver ses lettres de noblesse dans la sphère diplomatique. C’est pour expliquer ces mutations sur un mode grand public que Bruno Racouchot, directeur de Comes Communication, a publié cet automne deux articles dans l’hebdomadaire Valeurs actuelles. Le premier porte sur la volonté affichée par l’Etat de développer une stratégie d’influence. Le second vise à réhabiliter la pensée stratégique. Ces signaux laissent espérer un certain retour au pragmatisme. On ne peut que s’en réjouir.

Cités dans ce numéro : Philippe Baumard, Commission européenne, CNRS, Eric Delbecque, Ecole de guerre économique, Laurent Fabius, Christian Harbulot, François-Bernard Huyghe, Institut Choiseul, Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice, INHESJ, Kepco, Didier Lucas, Arnaud Montebourg, Laurence Parisot, Claude Revel, Joël Ruet, Valeurs actuelles.

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N° 37 – Octobre 2012 – Influence, relations institutionnelles et diplomatie d’entreprise : le décryptage de Didier Lucas

Dans l’univers de plus en plus complexe où évoluent les grandes entreprises, les responsables des relations institutionnelles ont un rôle-clé, politique et stratégique. Didier Lucas, directeur général de l’Institut Choiseul, spécialisé dans l’analyse des grandes questions stratégiques internationales (www.choiseul.info), a dirigé un ouvrage qui leur est consacré, Les diplomates d’entreprise – Pouvoir, réseaux, influence, (éditions Choiseul, sortie fin octobre).

Dans l’entretien qu’il a accordé à Bruno Racouchot, directeur de Comes Communication, Didier Lucas met en relief le rôle déterminant des stratégies et de la communication d’influence pour les instances dirigeantes dans les années à venir.

Cités dans ce numéro : Philippe Baumard, Guy Debord, Christian Harbulot, Institut Choiseul, Harris interactive, Didier Lucas, Bruno Racouchot, Claude Revel, Alain Tiffreau.

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N° 36 – Septembre 2012 – Stratégie d’entreprise et communication d’influence

S’instruire pour vaincre s’impose comme un leitmotiv dans la guerre économique. Il faut donc saluer l’initiative des Presses universitaires de France de proposer en cette rentrée universitaire un Manuel d’intelligence économique. Christian Harbulot, en charge de la direction de l’ouvrage, a aimablement proposé à Bruno Racouchot, directeur de Comes communication, de rédiger le chapitre intitulé « De la stratégie d’influence à la communication d’influence ». La préoccupation de ce dernier a donc été d’offrir une synthèse opérationnelle, répondant aux questions qui lui sont posées comme chef d’entreprise, jour après jour depuis 1999, année de création de Comes : De quoi parle-t-on quand on parle d’influence ? En quoi l’influence se distingue-t-elle du lobbying ? Quelle est sa place dans le smart power ? A qui s’adresse-t-elle ? Comment faire en pratique pour engager une communication d’influence ? En direction de quelles cibles ? Pour quels retours sur investissements ?…

Un fil d’Ariane à suivre pour découvrir bien des aspects méconnus de l’intelligence économique et des nouvelles stratégies de puissance !

Cités dans ce numéro : Éric Delbecque, Héraclite d’Ephèse, Michel Foucault, Ludovic François, Christian Harbulot, Jean-Marc Huissoud,  François-Bernard Huyghe, Alain Juillet, François Masai, Frédéric Munier, Platon, Pléthon, Ernest Renan, Dominique Reymond, Xénophon.

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    Patricia Adam
    Alain Bauer
    Philippe Baumard
    Henri Bentégeat
    Philippe Bilger
    Pierre Boisserie
    Charles-Edouard Bouée
    Eric Branca
    Rony Brauman
    Pierre Buhler
    José Bustani
    Bernard Carayon
    Jean-Yves Carfantan
    Hugues Cazenave
    Gérard Chaliand
    Yves Christen
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    André-Paul Comor
    Pierre Conesa
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    Dominique David
    Eric Delbecque
    Eric Denécé
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