17 février 2026 – Affaire Epstein : il y a plus de deux ans, le criminologue Xavier Raufer sortait en France, en octobre 2023, un livre à charge solidement documenté… Ce, dans un assourdissant silence politico-médiatique !
Publié le 17 février 2026 par Bruno Racouchot
Il aura fallu la toute récente diffusion de millions de nouveaux éléments pour que la presse et les autorités françaises commencent à s’intéresser – sous la pression – à l’affaire Epstein. Sans parler des différents services de renseignement, le monde des médias n’a pu ignorer le travail réalisé alors par le criminologue Xavier Raufer, dont la synthèse fut publiée en octobre 2023 aux Editions du Cerf sous le titre Jeffrey Epstein – L’âme damnée de la III° culture. Devant l’avalanche de révélations (un exemple entre mille, le grand appartement d’Epstein situé avenue Foch en plein Paris était cité : pourquoi la presse n’en a pas parlé, pourquoi la police n’a-t-elle pas enquêté ?…), nous conviâmes Xavier Raufer à s’exprimer dans les colonnes de Communication & Influence, en en faisant l’invité de notre n°151 de janvier 2024. Notre approche commune refusait de ne voir là qu’un fait divers, pour montrer au contraire la logique profonde de l’architectonique criminelle du réseau Epstein. D’où le titre de notre dossier : J. Epstein, prédateur sexuel lié à l’hyperclasse mondiale et « parrain » du soft power américain.
Concrètement, Xavier Raufer, directeur d’études au Conservatoire national des arts et métiers, professeur dans des universités en Chine et aux Etats-Unis, pointait dans ce livre le monde de la Silicon Valley comme étant le cœur névralgique de l’univers d’Epstein. « Silicon Valley a forgé sa légende en même temps que sa fortune qui le rendent séduisant et capable de faire avaler n’importe quoi au grand public par les médias que, désormais, il contrôle largement (sites, plateformes, think-tanks, journaux, agences de communication, etc.). » Une entreprise de prédation financière mondiale en symbiose avec les délires sexuels et criminels d’Epstein… Surtout, dans l’entretien qu’il m’avait alors accordé, Xavier Raufer soulignait : « Le trait majeur qui explique la domination de Jeffrey Epstein sur l’hyperclasse des États-Unis, et qui fait de lui en réalité un maître du soft power américain, n’est rien d’autre que la résultante organique de ce dont rêve l’intelligentsia de Silicon Valley« . On évolue là dans une autre dimension que la seule crapulerie sexuelle. Bien plutôt dans une dimension majeure des rapports de force informationnels et communicationnels.
D’où les deux questions que j’avais alors posées à Xavier Raufer (ce, rappelons-le, en janvier 2024, soit plus de deux ans avant l’explosion médiatique) :
1/ « On sort de la lecture de votre enquête avec un sentiment de malaise, d’irréalité, l’impression d’évoluer au mieux dans une (mauvaise) série Netflix, au pire dans un monde de fous en totale distorsion avec la logique communément admise… Surtout, on ne comprend pas cette barrière informationnelle et communicationnelle qui fait que ce scandale majeur qu’est l’affaire Epstein, au cœur même des Etats-Unis, dossier de viols de filles mineures à grande échelle durant deux décennies par les hommes les plus puissants de la planète – qui culmine en outre avec le « suicide » du principal intéressé dans un des lieux de justice les plus sécurisés de la planète – reste en fait occulté ou au mieux ravalé à la rubrique des faits divers… »
2/ « Jeffrey Epstein, par ses méthodes, usait, certes, de la pression du chantage. Mais il exerçait aussi une indéniable influence sur les grands de ce monde, au premier rang desquels les élites intellectuelles américaines et les figures-phares de la Silicon Valley. Comment expliquer la possibilité d’un tel rapport de force entre, somme toute, un ogre sexuel authentique voyou, et les cerveaux qui prétendent formater le monde à venir ? »
Vous voulez les réponses ? Téléchargez le document ci-après. Avec en tête une question majeure : si une modeste Lettre de réflexion comme Communication & Influence posait ces questions de manière ouverte en janvier 2024, pourquoi les autorités, publiques ou privées, qui font en France (et ailleurs) l’information, ne se sont-elles pas interrogées sur le même mode ? Lisez ci-après les réponses de Xavier Raufer et le dossier qui s’y rapporte. Il est vrai que nous sommes ici loin du concept d’influence en vogue aujourd’hui… En ce sens, le questionnement est le début de la sagesse. Ce n’est pas pour rien que Raufer comme votre serviteur sont des lecteurs assidus de Martin Heidegger…
Télécharger l’entretien donné par Xavier Raufer à Communication & Influence en janvier 2024
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